« Tu arrives, tu ne sais pas ce que tu vas trouver. D’abord tu ne sais pas comment le peintre va se comporter. Mais tu arrives complètement vidé, complètement disponible. Sans ça, ça ne marche pas. Aucune volonté de faire : que les choses se fassent. »
Denise Colomb, film d’Anne Schaeffer, 1990
De Saint-Germain-des-Prés, Denise Colomb ramène des dizaines de portraits de peintres et de sculpteurs, saisis dans l’intimité de leur atelier de l’après-guerre jusqu’à la fin des années 70. Si elle démarre la photographie en 1935, en Indochine, elle reçoit sa première commande en 1947, avec Antonin Artaud. Sa première exposition se tient à la librairie Le Minotaure en 1948.
Sa passion pour les artistes, elle la doit en partie à ses frères aînés, les galeristes Pierre et Edouard Loeb, qui ont marqué l’histoire de Saint-Germain-des-Prés et du marché de l’art. Pierre monte dès l’automne 1925 la première exposition surréaliste et devient l’un des plus importants marchands du 20e siècle, à l’égal d’Ambroise Vollard et de Berthe Weill. Edouard, de son côté, lance Bram van Velde, Soto, Tinguely et fait « s’emballer » la renommée de Max Ernst après la guerre.
Cette exposition est conçue en partenariat avec la Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie, à qui Denise Colomb a fait don de son œuvre après avoir arrêté la photographie dans les années 90. On y croise Nicolas de Staël – une de ses séries les plus iconiques – Sonia Delaunay, Calder et ses mobiles, Germaine Richier et près d’une trentaine d’autres artistes saisis par son objectif.
Antoine Cahen
Délégué Général du comité Denise Colomb
En partenariat avec la Ville de Paris et la Médiathèque du Patrimoine et de la photographie