Fruit d’un travail d’enquête et de documentation mené en Ukraine depuis le début de l’invasion russe dans divers territoires d’Ukraine, cette exposition interroge les conséquences profondes du conflit le plus dévastateur qu’a connu l’Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle documente la vie des Ukrainiens, des soldats engagés sur le front ou blessés et des populations civiles confrontées à l’exil ou à la vie sous la menace permanente des drones, au cœur de la nouvelle guerre technologique qui s’invente chaque jour sur le terrain.
À travers ses images, Guillaume Herbaut s’attache à révéler les traces visibles et invisibles de la guerre sur les populations mais aussi les paysages marqués par les combats. Au-delà de la destruction matérielle, l’exposition met en lumière les traumatismes humains durables laissés par le conflit : le deuil, la perte, l’arrachement, ainsi que les atteintes profondes à la santé mentale d’une société confrontée à l’épreuve de la guerre.
Par la force documentaire et sensible de son travail, Guillaume Herbaut propose une réflexion sur ce qui subsiste lorsque les combats s’éloignent : les blessures intimes, les mémoires fragmentées et les cicatrices durables inscrites dans les corps, les esprits et les territoires.
Académie des beaux-arts
L’Académie des beaux‑arts est l’une des cinq académies composant l’Institut de France. Réunissant 69 membres, 16 membres associés étrangers et 63 correspondants, elle encourage la création artistique dans toutes ses formes d’expression par l’organisation de concours, l’attribution de prix qu’elle décerne chaque année, le financement de résidences d’artistes, l’octroi de subventions et veille à la défense du patrimoine culturel français. Instance consultative des pouvoirs publics, l’Académie conduit également une activité de réflexion sur les questions d’ordre artistique.